Et on voudra m’arracher le cœur

C’est le retour sur Terre, une Terre qui déraille, peuplée de personnages tourmentés. J’explore la condition humaine et dépeins l’enfer existentiel d’individus au bord de la rupture, englués dans un quotidien répétitif et soumis à des contraintes absurdes.
La géométrie de la série s’articule autour de lignes récurrentes – motifs muraux, carrelages, mobilier, balustrades, haies… – qui créent un sentiment d’enfermement autour des personnages, tout en dessinant des voies et des possibilités qui leur échappent. Par sa rigueur, elle offre un contrepoint ironique au chaos psychologique qui les submerge.
Dominée par le bleu – un bleu d’une retenue trompeuse, infiltré de rouge et chargé d’une violence sourde prête à surgir – la série fait du foyer et des espaces domestiques, et, par extension, des relations intimes et familiales, un territoire de tensions où la réalité se met peu à peu à vaciller, à la mesure de la dérive des êtres.