Hopeless machines

2026
Technique mixte (huile et acrylique) sur toile de lin
65 x 81 cm




Hopeless machines
3ᵉ tableau de la série « Fractales sous contraintes surréalistes », « Hopeless machines » fait référence à la condition humaine, aux hommes qui répètent à l’infini les mêmes erreurs, machines défaillantes bloquées dans un cycle d’auto-destruction infernal, sans espoir d’en sortir.
C’est l’enfer existentiel, l’aliénation humaine et la violence inhérente à l’espèce. Les enfants, conditionnés dès leur plus jeune âge, prennent les armes sous le regard détourné de parents fantomatiques, immobilisés par un système qui les efface peu à peu.
L’humanité est enfermée, psychologiquement et physiquement, comme le suggère cette haie circulaire sans issue, dans une prison à ciel ouvert, sur la seule planète vivable, la Terre.
Dans le cosmos, l’astre lumineux, ceinturé de roues cuivrées en rotation, reprend le symbole visuel classique de l’atome, avec ses orbites d’électrons. Sa quatrième roue évoque un atome impossible, une structure fondamentale déviante, une entité ambiguë que l’on ne reconnaît plus.
OVNI d’origine extra-terrestre ? Sphère de Dyson autour d’une étoile ? Ange Ophanim, Trône de « Dieu » ? C’est l’inconnu, l’« autre », qu’on veut annihiler avant même de savoir qui ou ce qu’il est, la peur de l’incompréhensible. Les machines humaines, désespérées et désespérantes, en viennent à tirer sur le messager, sur leur dieu ou sur l’univers tout entier.
Le tableau évoque aussi la civilisation de l’atome, l’énergie nucléaire et le péril caché sur notre propre planète, bardée de bombes atomiques prêtes à exploser. Mais les humains regardent ailleurs, figés, passifs devant la catastrophe annoncée.
C’est enfin, aussi, la fragilité de l’enfant, mitraillette en plastique à la main, confronté seul à cette menace directe : la génération suivante, pour laquelle la guerre est un jeu.
